Saison blanche, saison noire

Bonjour à tous,

Le weekend dernier s’est tenue la 7° et dernière manche de la Lamera Cup 2017 sur le circuit de Dijon Prenois.

Autant vous le dire tout de suite cette course vient clôturer une saison bien terne pour nous puisque nous n’avons pas pu récolter une seule victoire en 2017.

Mais, commençons par le commencement, à l’invitation de Sébastien Pineau qui a roulé chez nous en 2014 nous avons fait une halte lors de notre arrivée sur Dijon jeudi après midi pour découvrir son show-room.

Comme le veut l’adage nous avions amené le soleil avec nous pour ces pauvres nordistes au teint si clair, ce qui nous a permis de faire quelques beaux clichés.

Nous nous sommes ensuite rendus sur le circuit ou l’installation tardive (à partir de 18h00) a mis un certain stress aux équipes qui ont des structures imposantes à mettre en place, à Dijon on vous demande des chèques de caution et de paiement pratiquement avant de vous laisser rentrer sur le circuit et force est de constater que les équipements et les services proposés ne sont pas au rendez-vous, pannes d’électricité, télés d’affichage des chronos en mode zoom forcé….bienvenue à Dijon…

Quand on se rend compte en plus que le paddock ressemble toujours à une zone de guerre et que le vendredi après midi certaines équipes vont devoir travailler au son des marteaux piqueurs utilisés par les démolisseurs de ce qui reste des vieux stands on comprendra que les infrastructures ne sont pour le moment pas au niveau.

Les essais libres du vendredi nous permettront d’accueillir Cyril Calmon, de la société Total Cloud pour une course de découverte de la discipline dans la 12 en compagnie de Nicolas Oliveira et Joffrey Dorchy, nos pilotes titulaires.

Dans la 31 la famille Autajon fait son retour après une pause estivale, ils seront accompagnés par Julien Froment mais pas par Damien Marlois qui vient juste d’étre papa et qui n’a pas pu faire le déplacement.

Du coté de la 23 un équipage Pro-Am composé de Sylvain Randon, Pascal Gilbert, Fabrice Manté et le très rapide Frédéric Delpit nous permettra d’avoir pour la première fois une auto dans chaque catégorie en Lamera.

Les essais du vendredi se passent bien, nous essayons quelques réglages qui fonctionnent parfois, les pilotes se plaignent, comme tout le monde, de la différence de performance moteur avec certaines autos clairement identifiées, ce problème devra etre réglé par TTM qui en est conscient pendant l’hiver avec un changement de boitier moteur car apparemment certaines équipes ont trouvé le moyen de contourner les verrous logiciels….

La séance d’essais chronos se passe bien même si les pilotes ont du mal a éliminer le sous virage de l’auto, nous passons quand même facilement en superpole mais en faisant quelques tours de trop qui vont réduire la performance de nos pneus pendant cette superpole.

Au bout du compte sur un circuit “facile” pour les pilotes et surtout exigeant pour le moteur comme l’est le tracé bourguignon nous n’aurions de toute façon pas pu lutter contre les moteurs “magiques” et nous prendrons une 8° place sans conséquence car seule la pole marque des points.

De leur coté la 31 se classera P3 de sa catégorie et la 23 P4 de la sienne lors de ces essais, en somme tout se passe correctement.

Le lendemain matin lors du départ de la course le brouillard fait craindre un départ sous safety car mais la direction de course prend ses responsabilités et lance la course, bien lui en prend car aucun incident n’est à déplorer et la course prend ses droits.

Nos équipages prennent leur rythme, les changements aux stands s’enchaînent de manière quasi-parfaite, nous n’aurons aucune pénalité sur l’ensemble de la course, les pilotes respectent parfaitement les consignes lors des ravitaillements et tout se déroule comme nous l’avions anticipé.

La 31 est P2 en Gent derrière la 4 qui survole cette saison 2017, la 23 oscille entre P5 et P6 en Pro-Am, elle va faire une excursion dans le bac qui va la pénaliser un peu mais elle entame une belle remontée qui va la voir remonter rapidement à la 5° place.

Avant la pause de midi la 12 est revenue en tête et oscille entre la 1° et la 3° place au gré des changements de pilotes quand soudain Joffrey rentre aux stands, boite bloquée en 4°, nous constatons que la vis qui fixe l’entretoise de vérin de boite est cassée, nous la remplaçons mais perdons 2m30 soit 2 tours dans cette mésaventure.

La pause de midi arrive, la 12 est remontée en 6° place à 2 tours des leaders, la 31 reste à la 2° place de sa catégorie et la 23 qui a fait une magnifique remontée est 10° au général et 5° des Pro-Am.

La course de l’après midi va bien démarrer pour nous, les tours se suivent, les ravitaillements sont effectués sans problèmes mais soudain à 2h de la fin de la course la 31 rentre, accélérateur en panne, nous récupérons immédiatement un potentiomètre d’accélérateur que TTM n’a pas eu le temps de préparer, donc nous devons souder le connecteur du faisceau sur le câble, nous remontons le tout, Gérard repart dans la voie des stands et s’arrête quelques mètres plus loin car cela ne fonctionne toujours pas, nous ramenons l’auto dans les stands, allons récupérer un papillon de gaz qui est également HS (alors que les 2 pièces ont été changées il y a 2 courses…) mais on nous informe qu’il n’y a pas la pièce car une autre équipe est venue la chercher au camion sans en avoir besoin mais “au cas ou….”

C’est en trop pour la famille Autajon qui décide de ne pas repartir après avoir perdu plus de 30 minutes au stands, nous sommes désolés de les voir renoncer ainsi mais en nous mettant à leur place nous comprenons parfaitement leur déception.

C’est d’autant plus rageant que l’équipage de la 31 faisait une course parfaite, pas une sortie du weekend, pas une erreur, pas un contact, quand on voit les safety car se succéder et les autos qui sont de plus en plus nombreuses à rentrer avec une roue tordue, quand ce n’est pas un châssis fendu on se dit que notre équipage Gentlemen n’est vraiment pas payé de son sérieux.

La 23 remonte à la 4° place en Pro-Am, mais elle est à 10 tours de la 34 qui est 3°, il reste à peine une heure et les chances de les rattraper sont minces.

Dans la 12 tout se passe comme prévu, cette maudite vis de vérin nous a coûté 2 tours mais l’auto fonctionne bien, l’équipage est sérieux et nous tournons dans les temps des leaders en gardant la 3° place, des beaux relais sans erreur quand d’un coup Cyril nous prévient qu’il n’a plus d’accélérateur !!!

Si vous suivez notre saison vous savez que nous avons eu exactement la même panne lors de la course précédente à Jarama et la colère monte rapidement d’abord de manière injuste contre TTM qui nous vend des potentiomètres qui tiennent à peine une course puis contre le fabriquant car au bout du compte ce n’est pas le magasinier de TTM qui fabrique cette cochonnerie et il est autant désolé que nous.

Nous sortons le potentiomètre déjà câblé de la 31, l’installons dans la 12 et repartons à 10 tours de la tête, la rage au cœur et avec un sentiment d’injustice suite à tant de malchance.

La 31 est rangée dans le camion, la 12 est 10° à 10 tours et la 23 est 4° à 10 tours du 3°, quand allons nous avoir enfin un peu de chance ?

La réponse viendra rapidement quand la 34 tombe en panne de boite de vitesse à 20 tours de la fin, la 23 roule normalement, 10 tours de retard, puis 5, puis 2, puis 1 puis à 20 minutes de la fin de la course la 23 prend la 3° place de sa catégorie.

Inutile de vous dire que les pilotes de la 23 croisent les doigts, les jambes, invoquent des dieux vaudou et brûlent des cierges tant et plus et tout se terminera bien pour eux, l’auto tient le coup et il prendront une belle 3° place qui vient clôturer d’une note positive un autre weekend difficile pour nous.

Devant la lutte est féroce pour le championnat, la 1 est en tête, la 67 remonte comme une balle, si la 67 gagne la course ils sont champions, sinon c’est la 1 qui gardera son titre.

Un safety car permet a tout ce beau monde de se regrouper à 10 minutes de la fin mais alors que la piste semble dégagée, la direction de course va laisser le safety car en piste et le championnat va se terminer ainsi en queue de poisson, la 1 garde son titre pour 0.8s au bout de 90h de course, l’équipage de la 67 est fou de rage car il semblerait que la 1 ait court-circuité l’entrée de la boucle de chronométrage des stands lors de son dernier relais, cela devrait être pénalisé mais la direction de course jugera que cela mérite un simple avertissement.

Les pilotes de la 67 ne souhaitant pas aller en appel auprès de la fédération accepteront cette décision et la 1 sera proclamée championne vers 21h30.

Cet épilogue laisse un gout d’inachevé à une saison ou le niveau de pilotage a vraiment augmenté, TTM devra redoubler d’efforts cet hiver pour mieux s’assurer de l’équité sportive et technique entre les autos car il y a maintenant plusieurs autos capables de jouer la victoire et la concurrence doit rester saine pour que le championnat continue de se développer avec le succès qu’il connait depuis plusieurs année.

De notre coté nous allons redoubler d’efforts pour offrir à nos pilotes un matériel irréprochable et nous comptons également sur TTM pour motiver leurs fournisseurs qui doivent améliorer la qualité des composants qu’ils nous vendent.

Nous allons profiter de ce dernier résumé de course pour remercier notre chef mécanicien, Romain, qui a décidé de terminer son engagement en Lamera avec nous pour démarrer une aventure en VHC, nous lui souhaitons le meilleur pour ce nouveau challenge.

Bonne trêve hivernale à tous, elle sera de forte courte durée puisque nous avons une journée de roulage programmée le 25 Novembre à Barcelone.