Noir c’est noir

Bonjour à tous,

Ce weekend s’est déroulé sur le circuit de Jarama la 6° manche de la Lamera Cup 2017.

Nous y allions avec de grands espoirs après notre remplacement de châssis suite à l’accident que nous avons subi lors de la course du Val de Vienne.

Autant vous le dire tout de suite, nos espoirs ont été à nouveau trahis par des pannes aussi invraisemblables qu’imprévisibles.

Mais reprenons la chronologie dans l’ordre.

Nous avons reconstruit l’auto entièrement après la course du Val de Vienne, malheureusement nous n’avons pas pu effectuer de roulage avant la course de Jarama et nous sommes arrivés sur le circuit en espérant pouvoir enfin donner à nos pilotes une auto avec laquelle ils pourraient lutter pour la victoire.

Le samedi matin nous allons rapidement déchanter car lors de la séance d’essais libres qui dure à peine 2 heures nos pilotes vont nous informer rapidement que le comportement de l’auto n’est pas satisfaisant, l’arrière se dérobe brusquement et sans prévenir.

Nous tentons quelques réglages et modifications pour finalement nous apercevoir que le différentiel ne remplit pas son rôle et s’ouvre beaucoup trop facilement, il aura sans doute été endommagé lors de l’accident du Val de Vienne.

Nous décidons de remplacer la boite de vitesse car TTM n’a pas de différentiel et les mécaniciens se mettent au travail, nous devrons rater la séance d’essais qualificatifs et nous partirons donc de la voie des stands pour les 2 courses.

Les pilotes qui sont arrivés la veille ne sont pas trop inquiets de cette mauvaise nouvelle car ils savent que le tracé très exigeant de Jarama va causer de nombreuses sorties de piste qui seront synonymes de safety car qui devraient nous permettre de remonter.

Nous sommes donc prêts à partir de la voie des stands mais dans le tour de chauffe Nicolas nous informe que la nouvelle boite de vitesse à sans doute amélioré le problème de décrochage du train arrière, mais qu’il reste présent et qu’il lui semble dangereux de partir pour une course de 7h dans ces conditions.

Nous ramenons donc l’auto dans le stand et après quelques recherches découvrons que la casse du différentiel à provoqué d’autres dégâts car les à-coups répétés sur le demi train arrière droit ont fini par abîmer les pièces de fixation de la biellette d’ouverture qui maintient la roue arrière droite en ligne.

Nous devons les changer et nous décidons de ne pas repartir pour préserver l’auto pour le lendemain, de toute façon avec plus de 2h de retard….

Nos pilotes ont eu raison car la course de Samedi sera une véritable hécatombe pour les quelques 25 Lamera présentes à Jarama, pratiquement toutes les autos vont sortir ou taper et les mécaniciens de TTM iront finalement se coucher vers 0530 pour se lever à 0615 le dimanche matin.

Le lendemain matin nos pilotes arrivent juste à l’heure pour faire faire quelques tours de vérification à notre auto avant le départ de la course, Joffrey part et quand il nous informe par radio que tout va bien toute l’équipe sent son moral remonter, après tout nous avons l’auto la plus rapide du plateau et le meilleur équipage, même si nous partons derniers, nous sommes confiants, la course est longue, les équipages sont fatigués par la course de la veille et nous sommes frais et prêts.

Nous partons donc 23° car 2 autos qui ont été trop endommagées le Samedi ne partiront pas le Dimanche, la remontée commence, 20°, puis 15°, puis 10°, puis 7, 6, 5, 4, 3, nous passons la 48 pour la 2° place à 3h de la fin de la course, il ne reste plus que la 1 devant nous.

Entre temps la bagarre à fait rage, la 38 a tapé fort plusieurs fois, la 32 aussi, les pilotes de la 67 qui devaient s’ennuyer ont eu à subir un déclenchement intempestif d’extincteur dans l’auto, ce qui à donné une ambiance de soirée mousse quand ils sont rentrés au stand avec des bulles géantes qui sortaient de la porte passager….Il se passe toujours quelque chose en Lamera.

Nous faisons un apport en huile qui nous fait perdre à peine 8 secondes et décidons de porter notre attaque sur la 1 qui est en tête.

Nicolas conserve l’écart avec la 1 quand ils ont leur meilleur pilote dedans, Joffrey leur reprend 25 secondes et Yann qui arrive ensuite pour enfonce le clou prend un tour à la 48 qui est 3° et remonte de 2 secondes par tour sur la 1, 60 secondes, puis 50, puis 40, puis 35, 33, 31 et soudain la 12 ne passe plus alors que Yann est dans son tour de rentrée aux stands à la fin de son relais.

L’efficacité espagnole étant ce qu’elle est, c’est à dire perfectible, nous mettrons plus de 20 minutes à récupérer l’auto, nous diagnostiquons très rapidement une panne de potentiomètre d’accélérateur, TTM nous en donne un de rechange mais il ne rentre pas en lieu et place de l’ancien car ils ont modifié le système de fixation sans le mentionner….

Nous repartirons 20° pour finir 16°, Joffrey fera même une excursion au bac sans conséquences.

Une fois de plus nous sommes trahis par une panne imprévisible alors que nous sommes à portée de victoire…

La course de Dijon dans 2 semaines sera notre dernière chance d’accrocher une victoire pour terminer cette saison sur une note positive car la malchance qui nous a poursuivi jusque la a bien entendu détruit toutes nos ambitions au championnat alors que notre auto et son équipage devaient jouer les premiers rôles.

Entre temps nous serons présents à Albi le 18/10 pour une journée d’essais qui nous permettra de fignoler les réglages avant la course de Dijon, si d’ici la vous avez un marabout, un guérisseur, un exorciste ou un sorcier vaudou à nous recommander il sera le bienvenu.

Bonne journée à tous.